Indépendance des grandes entreprises : « La solution doit être trouvée dans un renouveau de la participation »

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Indépendance des grandes entreprises : « La solution doit être trouvée dans un renouveau de la participation »

Indépendance des grandes entreprises : « La solution doit être trouvée dans un renouveau de la participation »

« Le secteur industriel français a ainsi vu disparaître successivement des noms emblématiques comme Pechiney, Arcelor, Alcatel, et il voit maintenant des entreprises prestigieuses se faire absorber par morceaux, comme c’est le cas de Lafarge ou d’Alstom. »

Tribune. Parmi les problèmes des entreprises françaises, l’un des plus importants est la faiblesse de la structure capitalistique. Très souvent, leur capital est trop dispersé, faute d’être détenu par des groupes cohérents d’actionnaires.

De nombreuses entreprises, solides et efficaces, grandes ou petites, tombent ainsi entre les mains de capitaux étrangers. Tantôt elles sont absorbées par des groupes concurrents, qui s’approprient leur technologie avant de délocaliser leurs centres de recherche puis leurs activités productives ; tantôt elles sont la proie de fonds d’investissement vautours, qui ont pour effet de les dépecer « par appartement ».

Le secteur industriel français a ainsi vu disparaître successivement des noms emblématiques comme Pechiney, Arcelor, Alcatel, et il voit maintenant des entreprises prestigieuses se faire absorber par morceaux, comme c’est le cas de Lafarge ou d’Alstom.

Des décennies d’inaction

La faiblesse de la maîtrise du capital concerne la plupart des grandes entreprises du CAC 40, qui sont détenues à plus de 50 % par des étrangers. Elle concerne aussi les petites et moyennes entreprises, et en particulier les start-up qui cèdent bien souvent à la convoitise de leurs concurrents. Il est vrai que les autorités françaises commencent à se préoccuper de la situation, après des décennies d’inaction.

En 2014, le décret Montebourg soumettait à une autorisation préalable les investissements dans le secteur de la défense, de l’énergie, de l’eau, des transports, des communications électroniques et de la santé publique. Ce périmètre va être élargi par la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) du gouvernement Philippe afin de couvrir « les activités essentielles à la garantie du pays en matière d’ordre public, de sécurité publique ou de défense nationale ».

Pour utiles qu’elles soient, ces mesures ne feront cependant pas face à l’ampleur…

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