Débat d’entre-deux-tours, Marion Maréchal, Philippot : les (nouvelles) confessions de Le Pen

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Débat d’entre-deux-tours, Marion Maréchal, Philippot : les (nouvelles) confessions de Le Pen

«  On aurait pu mieux faire.  » L’aveu de Marine Le Pen est sans appel. Valeurs actuelles a suivi la présidente du Front national pendant son déplacement à Carpentras, l’ex-fief de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, l’occasion pour la candidate de se confier sur sa campagne de l’entre-deux-tours. Elle est revenue sur son débat raté, avouant qu’elle avait certainement sa part de responsabilité. «  Il est toujours facile de juger les erreurs a posteriori, mais j’en ai sûrement commis. Nul n’est infaillible  », affirme Marine Le Pen. La présidente du FN avoue aussi ne pas avoir été dans une «  forme optimale  » et précise avoir été «  mal préparée  ».

Sur le fond du débat, elle concède également certaines erreurs : «  Nous avons commis une erreur stratégique en choisissant l’offensive. Alors que Macron avait été beaucoup critiqué sur son “vide”, nous voulions faire une critique du “plein”, c’est-à-dire de son action s’il était élu.  » Avant d’admettre : «  C’est apparu agressif, alors que les gens attendaient moins de contenu et plus d’image. Je ne renie rien sur le fond, chacun peut aujourd’hui constater que j’avais raison, mais je n’ai pas répondu aux attentes sur les formes. Je suis profondément peinée pour ceux que ça a déçus. C’est aussi une leçon.  » L’hebdomadaire évoque des «  larmes impossibles par instants à contenir, dans les jours qui ont suivi  » ce si décrié débat.

Philippot «  humilié  »

Afin de renouer avec ses électeurs, Marine Le Pen a eu l’idée d’un tour de France. À Carpentras, elle a été ovationnée par 600 militants quand elle a affirmé sa conviction selon laquelle Marion Maréchal-Le Pen reviendrait sur le devant de la scène politique. «  Est-ce qu’elle reviendra ? Ma conviction intime, c’est qu’on ne peut pas quitter la politique quand on a pris le virus  », confie Marine Le Pen interrogée à huis clos.

Cette terre de droite se satisfait également du départ de Florian Philippot. La présidente du parti affirme savoir qu’il «  allait partir depuis plusieurs mois  ». «  Il s’était senti humilié d’avoir été devancé, notamment par Marion, lors du vote des militants du congrès de 2014, et il savait qu’au mois de mars il allait dans le mur.  » Dans Valeurs actuelles, Marine Le Pen ne se félicite pas de ce départ, mais reconnaît que s’il était resté, «  le congrès de la refondation aurait tourné au bain de sang, au cauchemar. Il aurait joué la tension.  »

Censure

À la suite du départ de Florian Philippot, les langues se délient dans le parti. D’après une information de L’Obs, il aurait empêché la publication d’une vidéo sur Twitter où Marine Le Pen appelait les électeurs de François Fillon à voter pour elle au second tour de l’élection présidentielle. Cet appel aurait dû prendre la même forme que celui réalisé à l’intention des électeurs de Jean-Luc Mélenchon. «  C’est la décision de Florian Philippot. Cette vidéo a été caviardée  », explique un proche de Marine Le Pen cité par L’Obs. Selon lui, l’ancien vice-président du Front national «  était opposé à cette vidéo et voulait exclusivement que l’on parle aux électeurs de Mélenchon. […] On n’a pas eu voix au chapitre.  »

L’entourage de Florian Philippot confirme l’existence d’un projet de vidéo, mais précise qu’il n’y «  a pas eu de débat  ». Quant à Florian Philippot lui-même, il dément en bloc : «  Ce qui vous a été dit est totalement faux. C’est moi qui ai eu l’idée de ces deux vidéos. La seconde devait être tournée et ne l’a pas été simplement faute de temps. Toute autre version est une reconstruction a posteriori pour nuire.  »

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