Qui est Sylvie Duval, la compagne de Jacques Dutronc ?

0
9035

« Belle, débor­dante d’éner­gie, toujours prête à sauter dans un avion pour le rejoindre, et capable de cuisi­ner, répa­rer un toit, rempailler une chaise, édifier un muret, peindre, coudre, mille autres choses enco­re… Il m’ar­rive de blaguer en disant qu’elle sait tout faire… sauf des chan­sons. » C’est encore Françoise Hardy qui en parle le mieux. Depuis vingt ans, elles se partagent le même homme, Jacques Dutronc. L’été dernier, elles ont partagé la même maison, à Monti­cello, en Corse. Chambre à l’étage pour Françoise, proprié­taire des lieux, en pleine conva­les­cence après avoir frôlé la mort. Profil bas pour Sylvie Duval, la femme de l’ombre, la confi­dente, l’in­fir­mière, qui suit, écoute, épaule l’homme aux verres fumés, sans jamais bron­cher.

Silhouette furti­ve­ment aperçue dans les coulisses des concerts des Vieilles Canailles, Sylvie Duval est pour­tant une jolie femme. Aussi brune et hâlée que Françoise, de quinze ans son aînée, fut blonde et pâle au bras de Dutronc, play­boy insai­sis­sable, insou­mis, trop gâté par sa mère.

C’est sur le tour­nage de Place Vendôme, en 1997, que cette maquilleuse a rencon­tré Jacques. Il a encore belle allure, mais l’âme en vrac. Dix ans plus tôt, lassée d’ai­mer un courant d’air, Françoise Hardy a respiré un autre parfum, cris­tal­lisé ses fantasmes autour d’un autre homme. Dutronc en a laissé tomber son cigare. La déser­tion ne dure pas. L’épouse revient de ses rêve­ries. Mais la midi­nette n’at­ten­dra plus le père de son fils Thomas, qui aime à se décrire comme « une minui­nette ». Les senti­ments de sa Péné­lope ont évolué. La passion a laissé place à de l’af­fec­tion.

Croit-il réveiller des feux éteints quand il charme Sylvie ? Dutronc est joueur, plus qu’ir­ré­solu. Jusqu’en 2010, malgré son nouveau compa­gnon­nage, il squatte un triplex acquis par Françoise, avenue Foch. Chacun a son étage. Thomas monte et descend. Entre l’une, de plus en plus recroque­villée sur elle-même, et l’autre, de plus en plus déta­ché des contin­gences de la vie. A moins que ce ne soit l’in­verse, le plus hypo­con­driaque des deux n’étant pas forcé­ment celle qu’on croit.  

Quand Françoise vend le triplex pour « emmé­na­ger dans un trois-pièces avec cafard », comme elle dit avec la plus cynique des poésies, Jacques prend le maquis. Là-bas, il bricole des appa­reils ména­gers lais­sés en plan comme autant d’œuvres inache­vées, nour­rit une ving­taine de chats quasi-sauvages qui lui ressemblent, tire sur ses cigares et s’en­thou­siasme pour le bruit des glaçons. Sylvie, son ombre bien­veillante, n’est jamais loin. Mais toujours en recul de la légende que forme le couple Dutronc-Hardy. Jacques refuse obsti­né­ment de divor­cer de Françoise. François conti­nue de prendre de ses nouvelles par mail, ajou­tant parfois en pièces jointes des photos retrou­vées du temps de leur splen­deur.

Alors que nous l’in­ter­ro­gions sur ce drôle d’at­ta­che­ment, cette situa­tion conju­gale des plus singu­lières, en décembre dernier, l’in­ter­prète de Ma jeunesse fout l’camp confiait : « Nous ne vivons plus ensemble depuis long­temps, tout de même. Il a une compagne extrê­me­ment dévouée à ses côtés. S’il se retrou­vait seul du jour au lende­main, j’ignore comment il se débrouille­rait. Je ne sais pas non plus comment je gère­rais la situa­tion. »

En atten­dant, Sylvie Duval conti­nue de cuisi­ner, répa­rer, rempailler, édifier, peindre, coudre… C’est sa chan­son, son cane­vas, à elle.

Crédits photos Besti­mage / Getty

Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.