Lorànt Deutsch change de vie dans Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?

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Lorànt Deutsch change de vie dans Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?

Interview. Lorànt Deutsch revient à la télévision avec «Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?», une série sur les citadins qui quittent tout pour se mettre au vert. Un choc des genres et des cultures, à découvrir à partir de mercredi sur M6. 

Paris Match. Dans «Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?», vous incarnez Romain, un psychologue qui quitte Paris avec sa femme enceinte pour habiter dans le village de son enfance, est-ce que vous vous êtes identifié à lui?
Lorànt Deutsch. Il est totalement proche de moi, je suis quadra comme lui. Je ne suis pas psychologue mais il me ressemble. C’est quelqu’un qui essaye d’arranger les choses et moi ma personnalité me pousse à éviter les conflits et à trouver le moyen que ça se termine bien. Le sourire marche mieux que la colère et Romain est comme ça.

Est-ce que comme lui vous vous verrez bien quitter Paris pour la campagne?
Je me suis totalement retrouvé dans ce que vit mon personnage. Moi je veux partir de Paris, mais pas ma femme. Les enfants sont faits et c’est pour cela je pense que malheureusement, on restera à Paris, parce qu’ils ont leur univers maintenant. Ça fait trois ou quatre ans que je veux partir de Paris, mais ma femme est comédienne, comme Anna (Magali Miniac), l’épouse de mon personnage dans la série. Elle m’a dit “C’est ta campagne, tes chênes ou moi”. J’ai choisi ma femme, ça réchauffe plus que les chênes (rires).

Vous qui avez conté Paris dans plusieurs livres, on a du mal à croire que vous pourriez en partir.
C’est justement parce que j’ai envie que Paris reste une conquête et non pas un endroit que je ne vois plus parce que je la vois tous les jours. Quitter Paris c’est la désirer, la rêver en puissance pour la savourer. C’est pour ça parfois que c’est mieux de partir pour mieux revenir.

Si vous détestez vos voisins, vous allez voir que ceux-là sont encore pires

La série est adaptée de la série suédoise «Solsidan», à quel point vous en êtes-vous inspiré?
On a été très fidèles, même si on a coupé des choses qui auraient moins parlé aux Français. Par exemple, il y a un épisode sur le hockey sur glace que l’on a transformé avec du foot. On a gardé d’autres intrigues drôles, mais qui n’auront pas la même raisonnance pour le public de chez nous que pour les Suédois. Je pense à un épisode sur un barbecue qui devient l’obsession de Fred (Mathias Mlekuz), le meilleur ami de mon personnage. En Suède, le barbecue est un sport national, c’est un membre de la famille à part entière, pas chez nous. 

Que possède «Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?» de plus que d’autres séries familiales?
Moi elle m’a plu parce qu’elle répond à des sujets de société, elle est très oecuménique. On pose la question que la majorité des Parisiens et des citadins se posent, à savoir refaire sa vie dans des villes moins grandes, moins étouffantes, plus au contact de la nature. Le retour à la nature et à la campagne, est-ce qu’il est plus profitable que d’habiter à Paris? Est-ce que ce n’est pas une déception? Une mère patrie que l’on invoque quand on est dans la souffrance du quotidien mais qui serait peut-être pire quand on y est? Moi j’ai grandi à la campagne, j’y étais très heureux, mais elle ne ressemble pas à ce que certains citadins voient comme propret…On n’est pas chez Heidi, mais ça a aussi son charme.

Déménager à la campagne n’est donc pas une promesse d’une vie meilleure?
Pas forcément. Ceux qui connaissent la campagne savent qu’elle a changé. Quand je retourne dans ma campagne, je ne reconnais pas un visage, un endroit, les cafés ne sont plus à leur place, même mon club de foot a fusionné avec l’ennemi héréditaire. C’est pour créer une nouvelle histoire et c’est tant mieux, heureusement que l’histoire est en mouvement. La vie à la campagne n’est pas forcément meilleure, mais c’est autre chose.

Si la série est renouvelée, quels autres sujets de société pourrait-elle aborder?
La première saison est une saison d’installation, on plante le décor avec les familles, leurs caractères. Ils sont dans l’excès, poussés à l’extrême, ce qui est assez drôle, parce que si vous détestez vos voisins, vous allez voir que ceux-là sont encore pires. Une fois que la toile sera posée, on pourra les faire réagir face à des éléments extérieurs. Je vois bien l’arrivée d’une famille de migrants par exemple. C’est nécessaire d’aborder des sujets graves qui nous concernent et ça n’empêchera pas de s’amuser et de se divertir. 

«Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?», à partir de mercredi 13 juin à 21 heures sur M6

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